Le chantier
Vue aérienne du chantier. (A droite, l'ancien casino)
L'ensemble des constructions de la gare maritime repose sur des remblais limités par des cordons d'enrochements de pierrailles et d'argile. Des pieux en béton armé formant Ducs d'Albe destinés à supporter le dispositif d'accostage ont été battus sur le front est.
La sonnette. Les premiers pieux. Grue flottante. Extraction des pierres aux carrières de l'Ouest.
Les pieux d'une longueur de 20 mètres en béton armé furent enfoncés dans le sable, le gravier et l'argile jusqu'à rencontrer le rocher. Ils furent mis en place à l'aide d'un marteau trépideur. Ce marteau pesait 3000Kg et était équipé d'une petite enclume de 200Kg. L'ensemble était actionné par air comprimé ou à la vapeur. L'enclume pouvait être modifiée suivant les systèmes de battage. Le marteau trépideur était soit guidé par une "sonnette" soit suspendu à un câble.
Cale sèche de construction des caissons. Caisson achevé. Remorquage.
Le mur de quai fut construit à l'aide de caissons en béton. Les caissons étaient construits en cale sèche pour être ensuite déplacés par flottaison. Ils étaient ensuite échoués sur le fond.
Palplanches. Duc d'Albe sous le platelage
La nouvelle darse était profonde de 14 mètres. Le mur de quai et les Ducs d'Albe furent recouverts par une dalle de béton ou "platelage", calculée pour supporter une surcharge de 5000Kg par mètre carré.
Battage de palplanches à la "sonnette". Fonçage des caissons. Sas à air comprimé.
Le fonçage des caissons s'exécutait au moyen de l'air comprimé. Les caissons étaient ensuite remplis de 700 à 800 mètres cubes de béton.
Le môle en construction. Arrivée des caissons au quai de France.
Le hall des voyageurs, le bâtiment principal et le quai de France en construction.
Le bâtiment principal était de 280 sur 42 mètres. Le hall des voyageurs faisait 240 sur 40 mètres. Le môle était bordé, à l'Est par un quai long de 640 mètres. La gare fut édifiée en béton et granite reconstitué. Elle était couverte en plaques de cuivre et en verrière. La formule des toitures était due aux ingénieurs Chalos et Fleury. L'ensemble de la conception portuaire à été dessiné par Monsieur Minard Inspecteur Général des Ponts et Chaussées.
Edouard Houivet en inspection. Le chantier arrêté par la tempête. Locomotive de chantier Dyba. Bureau de chantier de Edouard Houivet
Les difficultés n'ont pas manqué, tel que : le mauvais temps inondant le môle, déracinant des pieux, coulant une grue flottante, ou les accidents tel que l'explosion d'un sas à air comprimé.
Des articles dans la presse locale de l'époque montre le scepticisme au projet.
En mars 1925, on peut lire dans Cherbourg Eclair :" Le port des Mielles sera impraticable, non seulement les navires y seront en grand danger, mais encore l'ouvrage lui-même ne résistera pas aux assauts des vagues..."